Combinaison recommandée
Description du produit
Cette fibule est une réplique d'une découverte romaine, conçue pour la reconstitution historique des Romains, des Celtes et des Germains. Le motif de la roue solaire plonge ses racines dans la préhistoire européenne et symbolise le soleil, la lumière et le temps cyclique. Déjà présent à l'Âge du bronze, ce motif a connu une popularité et un développement remarquables à l'époque romaine, où il a été intégré dans l'architecture, les mosaïques et les objets décoratifs.
À cette époque, la roue solaire était fréquemment associée à Sol Invictus, le dieu soleil invincible, qui occupait une place centrale dans la vie religieuse et symbolique de l'Empire romain. Le motif se composait généralement d'une composition circulaire avec des rayons représentant le soleil ou son parcours à travers le ciel, parfois combinés avec des couronnes de laurier ou des figures mythiques pour évoquer la protection divine et le pouvoir.
Les témoignages archéologiques de ce motif apparaissent dans des contextes variés : on le retrouve sur des fibules romaines (broches de manteau), des pièces de monnaie et des étendards militaires, où il incarnait la continuité et la puissance de l'Empire. Il ornait également les mosaïques et les décorations murales des villas et des thermes, souvent associé à des symboles d'abondance et de prospérité. Dans certains cas, la roue solaire figurait aussi dans l'art funéraire — sur des pierres tombales notamment —, où elle évoquait un nouveau départ ou la vie éternelle.
La croix solaire traverse la préhistoire dans l'art et la mythologie, témoignant du rôle central du soleil dans la vie quotidienne et spirituelle. Dans les gravures rupestres d'Alta et l'art de l'âge du bronze à Bornholm, le soleil est figuré avec des rayons et peut-être des cycles lunaires. Des objets comme le char solaire de Trundholm le représentent comme une force roulante, parcourant le ciel pendant la journée et le monde souterrain la nuit. À la fin de l'Âge du bronze, la croix solaire a également été mise en relation avec les roues, soulignant le soleil comme une force motrice et dispensatrice de vie. Ce motif est demeuré lié au culte solaire indo-européen avant d'être repris par le christianisme sous la forme de la « croix celtique ».
